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James Brown

James HD Brown, Paris Studio, 2015, Photographer: François Halard
James HD Brown, Paris Studio, 2015, Photographer: François Halard
Galerie Karsten Greve Paris
GALERIE KARSTEN GREVE PARIS

Oval
20 mai - 29 juillet 2017
Vernissage : Samedi, le 20 mai 2017, 18 - 20 h
en présence de l’artiste
 
ŒUVRES
BROCHURE D'EXPOSITION
 
La Galerie Karsten Greve a le plaisir de présenter Oval, la nouvelle exposition de James HD Brown, qui dévoilera pour la première fois en Europe les œuvres récentes de l’artiste américain.
Après ses fameux Planet Paintings, inspirés par l’œuvre The Planets (1914-1916) du compositeur Gustav Holst, à partir de 2012 James Brown a consacré son travail à la série My Other House, dont l’ensemble d’œuvres présenté dans l’exposition constitue une importante partie.
L’ « autre maison » à laquelle le titre du projet se réfère n’existe pas dans la réalité, néanmoins elle est omniprésente. Il s’agit d’un espace où l’on peut créer nos propres règles, un lieu où le temps est suspendu et les objets peuvent se transformer et devenir autre chose. C’est un lieu d’enfance, mais aussi un lieu d’extrême concentration créatrice, un refuge où l’esprit peut se poser.
Nombreux sont les noms qui ont été utilisés pour décrire l’artiste James Brown : explorateur, chaman, scientifique et même sourcier. Son approche de l’art est à la fois scientifique et spirituelle : il maitrise chaque matière avec méthode, en arrivant aux plus hauts degrés de précision dans chaque technique – Brown est peintre, céramiste et graveur– mais ses œuvres témoignent aussi d’un désir d’arriver à l’essence profonde de l’existence.
Si la série Planet Paintings était une recherche sur l’univers et le néant, un néant qui n’est d’ailleurs jamais tel quel mais toujours habité par des molécules en mouvement, le nouveau groupe d’œuvres présenté à l’occasion de cette exposition nous amène dans un espace qui est en même temps extérieur et intérieur à l’artiste.
James Brown nous invite à regarder à travers les fenêtres de sa maison secrète pour voir la perfection de l’espace : la forme ovale, réminiscence classique, permet au regard de se focaliser et d’aller en profondeur au-delà de la surface du tableau. Le ciel que l’observateur regarde est cette fois-ci ténébreux, composé de superpositions de tonalités grises, noires et vertes. Loin des surfaces sablées couvertes d’une trame de points et surprises par la présence des planètes délicatement colorées, qui constituaient la série de Planet Paintings ; les compositions de la série Ovals et les Orb Things qui en sont la contrepartie, se caractérisent par leur surface lisse et nette, dominée par une palette assombrie, illuminée parfois par des éclats de molécules qui déstabilisent la perception visuelle de l’observateur. La forme ovale, comme le dit l’artiste, est surprenante car elle peut donner une impression de déséquilibre et nous ramener vers un espace en expansion où les points cardinaux n’ont plus raison d’être. Les ciels sur lesquels ces fenêtres ovales s’ouvrent sont mystérieux car ils cachent dans le noir qui semble vide, un espace animé de formes et de vie.
Au début des années 1980 James Brown vit à New York, où il commence sa carrière en exposant avec la Tony Shafrazi Gallery. C’est l’époque du retour à la figuration des Néo-Expressionnistes comme Basquiat et Haring, et la peinture de James Brown est souvent rattachée à ce mouvement. Son travail est néanmoins devenu de plus en plus abstrait, tout en s’éloignant de la représentation de la réalité pour se dédier à la recherche de ce qui se cache derrière le monde. Son processus de travail a été défini comme un processus de « créativité ritualisée » : il a de plus en plus simplifié les formes pour arriver à l’essence de l’être, pour arriver non pas au primitif mais à l’ancestral, et donc à l’universel.
Les œuvres présentées dans cette exposition témoignent de cet effort de simplification, et même si les formes se sont faites précises, elles restent en mutation perpétuelle, tout en laissant la place à de futures expérimentations métaphysiques sur la nature de l’existence.
 
James HD Brown est né à Los Angeles, Californie, en 1951. En 1978 le Gemeentemuseum de Arnheim, aux Pays-Bas, lui dédie sa première exposition personnelle muséale. Depuis cette date, son travail a été exposé dans nombre d’importants musées Américains et Européens. Récemment le Musée d’Art Contemporain de Oaxaca et le Musée Diego Rivera-Anaguacalli au Mexique lui ont rendu hommage avec deux importantes expositions personnelles. Le travail de James Brown fait également partie de nombreuses collections privées et publiques internationales ; parmi elles celle du Museum of Modern Art, du Whitney Museum of American Art et du Metropolitan Museum of Art de New York, aux États-Unis, la collection du Centre Pompidou à Paris, du Kolumba Museum de Cologne en Allemagne, ainsi que celle du Centre pour l’Art Contemporain de Malaga, en Espagne et du Musée Tamayo de Mexico City. James Brown vit et travaille à Mérida, au Mexique.

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