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Raúl Illarramendi

Galerie Karsten Greve Paris

 
Incarner la Poussière
5 septembre - 7 octobre 2015
 
Vernissage: Samedi, 5 septembre 2015, 18 - 20 h
en présence de l'artiste
 
ŒUVRES
 
Je me suis intéressé tout d’abord à la facture picturale de ces taches, une présence que je trouve sans cesse dans mes ballades. Ensuite c’est l’intention qui m’intéresse. Je suis attiré par le rapport entre la première surface, ce crépi onctueux, vierge, qui leurre sans effort le premier geste, et ce nouvel espace dessiné dans l'atelier, ma propre action. [Raúl Illarramendi]
 
« À première vue, les toiles de Raúl Illarramendi s’intéressent aux macules du quotidien: elles se présentent comme des surfaces empoussiérées lacérées de traces de doigts, de restes de peinture, signes de gestes qui se sont produits, vestiges du temps accumulé. (…) La nostalgie fait place à l’émerveillement lorsqu’un examen plus attentif débusque la technique employée : la surface peinte est entièrement crayonnée, les parties « tracées » étant précisément celles restées en réserve. L’habileté de Raúl séduit, elle piège le regard. » [Sébastien Gokalp]
 
 
La Galerie Karsten Greve Paris est heureuse d’annoncer Incarner la poussière, la troisième exposition personnelle de Raúl Illarramendi. Le point de départ du travail de l’artiste est l’observation des traces laissées dans le quotidien urbain par la patine humaine. Repérées sur les murs, sols, trottoirs, portails et portières, elles sont photographiées, choisies pour leur composition et leur pouvoir évocateur. Raúl Illarramendi accumule ainsi un répertoire d’images qui sert d’inspiration pour ses compositions. Ces signes se multiplient au quotidien, prolifèrent et se superposent sans arrêt ; toutefois, leur ubiquité ainsi qu’une tendance collective à les oublier les rendent invisibles. En même temps, son travail s’inscrit dans une recherche abstraite et figurative : l’artiste entretient un rapport ambigu avec la peinture, où le statut du dessin est constamment remis en question.
 
Les œuvres exposées sont réalisées avec des crayons de couleur, appliqués sur une toile préalablement préparée à la gouache, technique mixte qui rapproche le dessin de la peinture et vice-versa. L’artiste conçoit ces œuvres comme des non-dessins : le travail est généralement  composé de lignes qui surgissent des espaces en réserve, montrant ainsi le fond de la toile. Illarramendi raisonne en négatif, en révélant les taches par leurs contours, créant ainsi une inclusion de la peinture dans le dessin.
 
Incarner la poussière présente des nouvelles œuvres issues de diverses séries: Terra Incognita, la plus récente et évolutive, réalisée entre 2014 et 2015, reprend des cartographies anonymes accumulées par l’artiste au fur et à mesure de ses trouvailles. Evidence of Absence (Preuve de l’absence), la plus prolifique, est évoquée ici par deux pièces (Palimpseste), ainsi que par un grand format, Muro (Mur), qui rendent compte d’une forte charge gestuelle. Pour Salto, trois œuvres verticales aux dimensions monumentales, de la série des Spit drawings (Dessins-crachats), l’artiste joue avec la notion de chute et de gravité en distillant une énergie verticale. Ce dernier nous offre enfin une partie de ses sources avec une séquence vidéo. Ce changement de médium nous montre de manière quasi documentaire une partie des prélèvements qu’il effectue hors de l’atelier, matière première de son œuvre. Dans cette nouvelle production, Raúl Illarramendi reprend les sujets de manière fidèle, dans la forme, la composition et la palette, toujours dans une recherche picturale engendrée et nourrie par le dessin. 
 
[Incarner la Poussière, extrait du texte du même titre écrit par Sébastien Gokalp, avril 2015.]
 
Né en 1982 à Caracas, Venezuela, Raúl Illarramendi commence sa formation artistique en 1998 en tant qu’assistant du peintre Felix Pedromo. Il devient ensuite membre du Circulo de Dibujo du Musée d’Art Contemporain de Caracas Sofia Imber. Il effectue des études en Arts Plastiques et Histoire de l’Art à la University of Southern Indiana d’Evansville aux États Unis, ainsi qu’à l’université Jean Monnet à Saint-Etienne. Il remporte plusieurs prix d’art aux Etats-Unis et en France dont le plus récent, le prix de peinture Jean Chevalier à Lyon, a été obtenu en 2012. Il vit et travaille à Méru, France.

 
 
 
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