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Gideon Rubin

Galerie Karsten Greve Paris

 
Questions of Forgiveness
9 janvier - 5 mars 2016
 
Vernissage : le samedi, 9 janvier 2016, 18 - 20 h
en présence de l'artiste
Signature : le samedi, 9 janiver 2016, 17 h
 
ŒUVRES
 
BROCHURE D'EXPOSITION
 
Texte de Gideon Rubin décembre 2015.
 
Le numéro récent du « Jewish Quarterly » a publié une de mes œuvres en couverture. Le titre de ce numéro, Questions of Forgiveness, venait recouvrir mon œuvre. La peinture (Untitled, 76 x 61cm, huile sur toile) a été réalisée plus tôt cette année. Il s’agit d’un officier de police tenant un bâton et faisant face à une jeune femme de dos. Pieds nus et vêtue de rose, ses yeux sont recouverts d’un bandeau jaune. Elle tient une arme de poing. L’image provient d’un magazine américain, un numéro de « Life » très certainement des années soixante-dix. J’ai retravaillé l’image du magazine, en repeignant l’arrière-plan et en éliminant certains indices tels que la foule, un immeuble en fond ou les éléments textuels qui auraient pu aider le spectateur à lire cette image. On se retrouve laissé dans une situation ambiguë, pleine de questions sans réponses. Qui est cette femme ? Est-ce réel ou mis en scène ? Souvenir ou fiction ? C’est exactement l’ambigüité que je recherche.
 
En ce moment, je trouve que mon œuvre se situe convenablement dans cet environnement fait de questions en suspens, lorsqu’une image se retrouve à mi-chemin entre la représentation et l’abstraction. Les nouvelles œuvres réalisées pour cette exposition doivent se lire comme un journal, sans ordre chronologique spécifique. Le temps et la mémoire se mêlent de façon fluide tandis que mon obsession habituelle pour l’imagerie du début du XXème siècle tend légèrement vers un passé plus récent, celui des années cinquante, soixante et soixante-dix. Comme pour la fille en jaune aux yeux bandés, les autres personnages ont également commencé à occuper mes peintures de manière récurrente. Provenant de magazines et de photos anonymes trouvées, ces représentations, en partie imaginées, comme les enfants aux masques à gaz et l’arlequin m’ont accompagné pendant des années. Certaines, comme l’arlequin, n’ont réussi à apparaitre sur mes toiles que très récemment.
 
Deux poèmes de Primo Levi ont été publiés dans le même numéro du Jewish Quarterly : J’ai été particulièrement touché par l’un, intitulé « L’enfant de Pompéi », qui termine ainsi :
 
« Plus rien ne reste de l’écolière d’Hiroshima,
Ombre clouée au mur par la lumière de mille soleils.
Puissants de la terre, maîtres en nouveaux poisons,
Tristes gardiens secrets du tonnerre définitif,
Les fléaux du ciel amplement nous suffisent.
Avant que d’appuyer du doigt, arrêtez-vous, réfléchissez. »
 
 
Gideon Rubin est né en 1973 à Tel Aviv, en Israël. Il étudie à la School of Visual Arts de New York et à la Slade School of Fine Arts de Londres où il obtient son diplôme en 2002. L’Outset Contemporary Art Fund lui accorde une résidence à Tel Aviv en 2013. L’année suivante il est primé par la Shifting Foundation de Salt Lake City aux États-Unis, ce qui l’amène à suivre une résidence au Da Wang Culture Culture Highland près de Shenzen en Chine. Des nombreuses expositions personnelles internationales lui ont été consacrées depuis 1999. Il a participé à des expositions de groupe dans plusieurs institutions telles que la Fondation Flag Art de New York, le Klosterhaus à Magdeburg en Allemagne, le Musée d’art national de Beijing en Chine, le Royal Academy of Arts à Londres et le Musée d’Israël à Jérusalem. Sa première exposition personnelle dans un musée s’est tenue en 2015 au Musée d’art contemporain d’Herzliya, en Israël. Ses œuvres sont inclues dans d’importantes collections privées, notamment à Londres, Tel Aviv, Hong Kong, New York et Paris. Gideon Rubin vit et travaille à Londres.
 
 
 
 
 

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