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Catherine Lee

Galerie Karsten Greve Paris

Rift
6 septembre - 1 novembre 2014
 
Cocktail: le Samedi 18 Octobre, 17 - 20 h
en présence de l’artiste.
 
ŒUVRES
 
La Galerie Karsten Greve Paris est heureuse de présenter l’exposition Rift dédiée à l’artiste américaine Catherine Lee. Née en 1950 à Pampa au Texas, le travail à renommé internationale de Catherine Lee reflète sa fascination pour l’abstraction. L’artiste aborde ce sujet à travers des supports différents : des sculptures monumentales en bronze, des céramiques raku, des huiles sur bois, sur toile ou sur plâtre. C’est aux peintures que l’exposition Rift se consacre : les oeuvres exposées ont été réalisées sur une longue période, ce qui témoigne non seulement de l’engagement constant de l’artiste vis-à-vis de la composition minimaliste, mais également de son rapport intime avec la notion de temps et de répétition. Il est intéressant de voir comme les procédés restent les mêmes pendant toute la période de production : à ce propos, l’artiste affirme que mon travail est toujours sériel, toujours répétitif ; c’est comme une marque du temps, comme un souvenir d’être au monde.
 
Les peintures les plus récentes, qui font partie de la série Quanta, sont exposées ensemble avec les travaux réalisés à partir des années 1970. Ce corpus d’oeuvres dévoile l’un des aspects principaux du travail de Catherine Lee : celui de la répétition dynamique. Le point de départ pour ses peintures est la grille, qu’elle conçoit comme le moyen le plus simple d’orientation – tout comme la grille utilisée en cartographie pour les données géographiques – et qu’elle emploie pour structurer le plan de la peinture. Pour l’artiste c’est le moyen le plus évident pour faire de l’ordre au milieu du vide.
 
Les cellules individuelles sont remplies de couleurs à l’aide de multiples procédés. L’application cohérente des couches de couleur évoque le rythme régulier et automatique de la respiration : le coup de pinceau devient ainsi un geste quasiment existentiel. Comme le temps est divisé en unités qui s’additionnent pour faire des heures, des jours et des mois, chaque carré est similaire, mais différent. L’artiste évite consciemment d’inclure des traces autobiographiques dans ses peintures, de tant plus que la perception de son travail se fait de manière linéaire et narrative. Le concept d’abstraction est central dans le processus créatif de Catherine Lee et fait appel à ses impressions sur le paysage de son enfance : Là où j’ai grandi le panorama était inexistant, c’était plat, et il n’y avait rien pour arrêter le vent de souffler à travers le paysage vide.
 

La plupart des titres font référence aux couleurs utilisées, par exemple Mark. Yellow, ou aux lignes de poèmes écrits par l’artiste (notamment Immediate the Resonance of No). Chaque peinture se compose d’une à quatre couleurs, bien que Catherine Lee préfère se limiter à deux tons dégageant un dynamisme et un rythme plus vivant. Le dessin de la grille est toujours totalement rempli d’une couleur mélangée qui couvre la surface totale du support. Une autre couleur mélangée est posée dessus, façonnant la teinte sous-jacente, comme un accord en deux parties. L’acte de peindre est un processus que Catherine Lee voit comme une forme de méditation parmi d’autres choses. Son travail demande une très grande concentration : la moindre distraction peut faire s’échapper le pinceau, conduisant à la perte de la peinture.
 
Un autre medium important pour Catherine Lee est la sculpture. Bien que l’exposition se compose principalement de peintures, elle présente également une sélection de travaux en céramique : ces oeuvres sont réalisées en suivant la technique de la cuisson Raku. Silverbacks et Rift sont aussi caractérisés par la répétition, mais incarnent une qualité différente déterminée par la réalité corporelle des éléments sculpturaux. Comme dans les peintures, le principe créatif des céramiques est la séquence d’unités formelles reliées entre elles.

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